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Tout d’abord le modelage qui consiste à sculpter le santon qui servira à fabriquer un moule en plâtre appelé « moule-mère ».Le moulage se fera par estampage en pressant l'argile entre les deux parties du moule ce qui permettra de reproduire le sujet. Enfin celui-ci sera ébarbé ce qui signifie débarrassé de son surplus d’argile. Pour donner de l’élégance et du mouvement au santon, il faut employer plusieurs moules. C’est ainsi que la réalisation de certains santons nécessite 3, 4 moules et même davantage dans certain cas. Les différents éléments sont alors assemblés avec de la barbotine (argile liquide) chaque détail sera reproduit avec minutie, puis il sera lissé au pinceau. |
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Le santon une fois séché, sera fin prêt pour la cuisson, il sera placé délicatement dans un four où la température va s’élever progressivement jusqu’à 960 °C, puis refroidi lentement afin d’éviter tout choc thermique. Le cycle de cuisson dure une douzaine heures. Le santon de terre cuite peut maintenant être décoré. Par le choix des couleurs et des motifs de décoration, le petit personnage prend vie. Même s’il est la représentation d’une société passée, le santon est un élément à part entière de notre identité régionale. |
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Le santon d’argile est né à Marseille de la rencontre entre un important artisanat du moulage des figurines et de la dévotion au culte de l’enfant Jésus favorisé par les Oratoriens. Le mot santon vient du provençal santoun et signifie "petit saint". Dans ses premiers usages, le santon était une petite statuette de plâtre ou de bois représentant un personnage sacré, une miniaturisation à l’usage des enfants de la statuaire d’église, plus précisément un diminutif du santibelli qui reproduit lui-même pour l’usage domestique les effigies des saints…
Au début du XX ème siècle, alors que le métier de figuriste disparaît, la fabrication de santons devient une véritable profession. Dès lors, avec un fort pouvoir d’évocation d’une forme de société qui disparaît peu à peu mais dont il fige les personnages, le santon représentera un élément constitutif de l’identité marseillaise, puis provençale. Anne Sportiello-Boursaus d’après » crèches et santons » de Régis Bertrand. |
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